« Recommande-moi un plombier à Thionville. » La personne qui tape cette phrase dans ChatGPT obtient une carte, trois noms avec leur note et leur nombre d’avis, puis une recommandation finale intitulée « Mon choix », et referme l’application. Si le vôtre n’y figure pas, vous ne le saurez jamais : cette conversation ne laisse aucune trace dans vos statistiques. Dix minutes suffisent pourtant pour savoir ce que les assistants racontent de vous, et la réponse est souvent agaçante : vous n’y êtes pas, ou vous y êtes avec un numéro de téléphone qui n’est plus le bon depuis deux ans. Rien de dramatique, parce qu’un assistant d’IA ne sait rien de votre entreprise ; il lit ce que d’autres en disent, et cela, vous pouvez le changer. C’est tout ce que recouvre, en pratique, le référencement ChatGPT.

Le test, en dix minutes, sur vos métiers et votre ville
Ce qui suit vaut pour une entreprise que l’on cherche avec un métier et un lieu : artisan, cabinet, commerce, prestataire de proximité. Pour un logiciel ou une boutique en ligne, les questions changent (« quel outil pour… », « où acheter… ») et la méthode reste la même.
Vous n’avez besoin d’aucun compte. Ouvrez une fenêtre de navigation privée, pour que vos recherches passées n’orientent pas la réponse, et posez les mêmes questions à deux assistants au moins : ChatGPT, qui répond sans connexion, et le Mode IA de Google, l’onglet qui apparaît en tête de la page de résultats. Ajoutez Perplexity ou Gemini si vous y avez un compte. Écrivez toujours la ville dans la question, parce que ChatGPT peut tenir compte de votre position approximative et qu’un client qui vous cherche depuis le Luxembourg, par exemple, n’obtient pas la même réponse que vous. Formulez les questions comme un client les poserait, en remplaçant les crochets par votre cas.
- « Recommande-moi un [métier] à [ville]. »
- « Quel [métier] choisir près de [quartier ou commune voisine] ? »
- « [Problème concret que vous résolvez] à [ville], qui contacter ? »
- « Est-ce que [nom de votre entreprise] est fiable ? »
- « Compare [votre entreprise] et [votre principal concurrent]. »
Pour chaque réponse, notez quatre choses : si vous êtes cité, à quelle place, quelles sources l’assistant affiche, et si ce qu’il dit de vous est exact, en particulier le téléphone, l’adresse, les horaires et la zone d’intervention. Recommencez le lendemain, parce que les réponses bougent d’un jour à l’autre et que deux passages aident déjà à séparer ce qui est stable de ce qui est aléatoire. Comptez dix minutes par passage.
Fin août 2026, j’ai posé trois de ces cinq questions, la première, la troisième et la quatrième, pour le métier de plombier à Thionville, sans compte et sans historique, à ChatGPT et au Mode IA de Google. Je ne nomme pas les entreprises citées, elles n’ont rien demandé, mais voici le relevé tel quel.
| Question | ChatGPT | Mode IA de Google | Sources affichées |
|---|---|---|---|
| « Recommande-moi un plombier à Thionville » | Une carte de douze établissements, puis trois entreprises citées avec note et nombre d’avis, puis une recommandation finale (« Mon choix : … ») | Trois entreprises, la même en tête que chez ChatGPT, avec profils détaillés et tableau comparatif | ChatGPT : Pages Jaunes et une seconde source non détaillée. Mode IA : la fiche Google de l’entreprise A, Travaux.com |
| « Fuite d’eau urgente à Thionville, qui contacter ? » | Aucun plombier nommé : le numéro d’astreinte du service des eaux pour une fuite dans la rue, « contactez un plombier » pour une fuite dans le logement | Le service des eaux pour une fuite avant compteur, puis, pour une fuite après compteur, deux dépanneurs avec téléphone, horaires et note, et une plateforme de mise en relation citée au même rang | ChatGPT : l’agglomération et la ville. Mode IA : l’agglomération, le site de l’entreprise A (page « dépannage fuite d’eau »), la plateforme, un assureur |
| « Est-ce que [l’entreprise A] est fiable ? » | « Plutôt fiable, avec quelques précautions » : note et avis résumés, identité juridique lue sur societe.com, un avis négatif récent repêché sur un site tiers | « Hautement fiable » : notes Google et Facebook, réactivité, devis, assurances lues sur le site de l’entreprise | ChatGPT : Pages Jaunes, site de l’entreprise, societe.com, un site tiers d’avis. Mode IA : site de l’entreprise, Pages Jaunes, Travaux.com, Pappers, une plateforme de devis |

Ce relevé apprend d’abord que les deux assistants placent la même entreprise en tête, celle qui compte le plus d’avis parmi les noms cités, alors qu’ils ne lisent pas les mêmes sources. Il apprend ensuite que la formulation compte autant que le métier. Sur « fuite d’eau urgente », ChatGPT a donné le numéro d’astreinte du service des eaux et, pour une fuite dans le logement, un « contactez un plombier » sans en nommer un seul ; le Mode IA, lui, a nommé deux dépanneurs et une plateforme de mise en relation, et la source affichée pour l’entreprise A est une page de son site consacrée au dépannage de fuite d’eau à Thionville et Metz. Une plateforme y figure au même rang qu’un artisan : dans une réponse d’assistant, elle est un concurrent comme un autre.
Sur la question de confiance, enfin, ChatGPT a lu jusqu’à societe.com pour en tirer l’identité juridique, puis a signalé « au moins un avis Google très négatif » de 2026, repéré sur un site tiers, sur près de trois cents avis, en le présentant comme « un point à surveiller ». Les deux assistants ont aussi cité le nom du gérant.
Trois résultats possibles, et ce que chacun veut dire
Votre relevé finira dans l’un de ces trois cas.
Vous n’apparaissez nulle part. C’est le cas le plus probable si personne n’a jamais travaillé vos fiches ou votre site, et cela ne juge pas la qualité de votre travail. En dehors de chez vous, rien ne dit clairement que vous faites ce métier à cet endroit, ou ce qui le raconte se contredit : un annuaire vous classe dans la mauvaise catégorie, votre fiche Google n’a pas reçu d’avis depuis 2024, votre site parle de « nos prestations » sans jamais écrire le nom d’une commune. L’assistant, qui doit choisir trois noms en deux secondes, prend ceux dont le dossier est net.
Vous êtes cité, mais avec des erreurs. Un ancien numéro, une adresse d’avant déménagement, des horaires d’il y a trois ans, un service que vous ne faites plus. Custplace, une plateforme française de gestion des avis, a passé trois mois à comparer avec la réalité ce que ChatGPT, Claude et Perplexity disaient de 500 établissements de ses clients, à raison de dix interrogations par établissement. Dans quatre cas sur dix, au moins une information ne correspondait pas, les horaires et les services en tête, et 12 % des établissements fermés ou ayant changé d’activité étaient encore présentés comme actifs. Ce cas est le plus rentable à traiter, parce que l’erreur a une source, et qu’une source se corrige.
Vous êtes cité, et c’est exact. Tant mieux, et cela ne tiendra qu’avec de l’entretien : les réponses changent, un concurrent qui reçoit trente avis cet automne peut prendre votre place. Gardez votre relevé et refaites-le chaque trimestre, avec les mêmes questions, pour voir bouger ce qui bouge.
Dans les trois cas, la colonne qui compte est celle des sources : savoir que l’assistant s’appuie sur Pages Jaunes, sur votre fiche Google et sur une page précise de votre site vous dit exactement où travailler.
D’où viennent les réponses
Un assistant ne contient pas de liste d’entreprises. Quand il reçoit une question locale, il lance une recherche au moment même et compose sa réponse avec ce qu’il trouve. OpenAI indique que la recherche de ChatGPT s’appuie sur des fournisseurs tiers, dont Microsoft Bing, et que l’assistant peut partager la position de l’utilisateur avec des partenaires pour obtenir des informations locales, comme les fiches d’établissements à proximité. Le relevé le montre : les sources affichées par ChatGPT sont Pages Jaunes, des plateformes d’avis, le site de l’entreprise et des registres d’entreprises, et aucune fiche Google parmi elles. Le Mode IA de Google, lui, s’appuie sur ce que Google connaît déjà : la fiche Google Business Profile, dont il a repris le texte de présentation, la carte, les avis et les pages de votre site qu’il a indexées.

D’où une conséquence pratique : l’assistant se trompe rarement seul. Un mauvais numéro vient d’un annuaire qui l’affiche encore ; une absence vient de ce que personne, en dehors de chez vous, ne dit que vous faites ce métier ici. Travailler sa visibilité dans les assistants revient donc, dans la plupart des cas, à alimenter et à corriger les sources qu’ils lisent. Un chiffre de Similarweb, relayé par Search Engine Journal en juillet 2026, dit par quelle page commencer : 58,8 % des visites que les assistants envoient vers les sites atterrissent sur la page d’accueil. La vôtre doit donc dire, en quelques lignes lisibles, qui vous êtes, ce que vous faites et où.
Combien de clients passent vraiment par là
Reste la question que vous vous posez depuis le début. SE Ranking a suivi 101 574 sites de janvier 2025 à avril 2026. En France, les assistants d’IA envoient 0,26 % des visites, en hausse de 29 % sur un an, et ChatGPT en apporte 77 % à lui seul. Pour un site d’artisan ou de cabinet, cela fait quelques visites par mois, autant dire rien. Si vos clics baissent depuis l’été, ChatGPT pèse trop peu pour l’expliquer ; la cause est ailleurs, à commencer par les Aperçus IA de Google.
Le Baromètre du numérique 2026 du Crédoc pour l’Arcep et l’Arcom, une enquête menée en juin 2025 auprès de 4 145 personnes de 12 ans et plus, compte 48 % de Français qui utilisent une IA générative, après 20 % en 2023 et 33 % en 2024, et 63 % de ces utilisateurs passent principalement par ChatGPT. Pour chercher une information, le moteur de recherche reste tout de même deux fois plus utilisé que l’IA, 59 % contre 28 %.
L’enquête Ifop pour Guest Suite, réalisée en janvier 2026 auprès de 1 003 personnes, dit ce que cela donne pour une entreprise. 27 % des Français ont désormais l’IA comme premier réflexe pour chercher une information, et même 49 % chez les moins de 35 ans. Surtout, 85 % de ces utilisateurs vérifient ensuite ailleurs, et 45 % d’entre eux vont lire la note et les avis Google.
L’assistant recommande, la personne tape votre nom dans Google, regarde votre fiche et vos avis, puis appelle. Dans vos statistiques, cette visite apparaît comme une recherche sur votre nom, ou n’apparaît pas du tout. La recommandation, elle, a bien eu lieu, et c’est pour cette raison que personne ne vous montrera de courbe convaincante à ce sujet.
Référencement ChatGPT : les cinq signaux qui font citer une entreprise plutôt que sa voisine
Les cinq signaux qui suivent correspondent à ce que le relevé montre et à ce que Google recommande pour ses propres fonctionnalités d’IA, une fiche d’établissement à jour et un site bien référencé. Aucun n’est nouveau ; un assistant les combine en une seule réponse, sans deuxième page de résultats.
1. Des fiches complètes et cohérentes, chez Google et chez Bing
La fiche Google Business Profile reste le premier signal, au moins pour le Mode IA de Google, qui en recopie le texte de présentation. Elle doit être remplie jusqu’au dernier champ, avec la catégorie principale exacte, la zone d’intervention, des horaires à jour et des photos récentes ; le guide pour apparaître sur Google Maps reprend chacun de ces champs. On oublie souvent Bing, alors que c’est par lui, entre autres, que ChatGPT cherche. Bing Places for Business, l’équivalent de la fiche Google chez Microsoft, permet d’importer votre fiche Google en quelques clics. Vérifiez ensuite que le nom, l’adresse et le téléphone sont écrits de la même façon partout, sur les deux fiches, sur votre site, sur Pages Jaunes et dans les annuaires de votre métier. Une différence de suffixe ou un ancien numéro peut suffire à faire passer devant vous un concurrent aux informations concordantes.
2. Des avis récents qui racontent le métier et le lieu
Les assistants lisent les avis et les résument ; le relevé le montre jusqu’au nombre d’avis affiché à côté de chaque nom. Un avis qui dit « très bien » ne leur apprend pas grand-chose. Un avis qui dit « intervention le jour même pour une fuite sous l’évier à Yutz, devis clair » leur donne le métier, le problème, la commune et la qualité, tout ce qu’il faut pour vous associer à une question. Le nombre compte, on l’a vu, et la régularité aussi : une fiche qui reçoit des avis chaque mois vaut mieux qu’une fiche qui en a reçu cinquante il y a trois ans. Demandez-les simplement, après une intervention réussie, sans contrepartie et sans trier les clients contents, parce que les règles de la fiche Google interdisent de récompenser un avis ou de ne solliciter que les clients satisfaits, et parce que les assistants reprennent aussi les avis négatifs, comme le relevé l’a montré pour l’entreprise A. Une réponse calme et factuelle sous un avis négatif peut être lue elle aussi.
3. Une page « À propos » et une page par service
Un assistant cherche à identifier sans ambiguïté qui vous êtes : un nom, un métier, un lieu, une histoire, des personnes. Votre page « À propos » doit les donner en clair, en quelques phrases qu’une machine peut reprendre sans les déformer : depuis quand vous exercez, qui intervient, sur quelles communes, avec quelles qualifications et quelles assurances. Le Mode IA a cité les assurances de l’entreprise A parce qu’elles sont écrites sur son site. Vos pages de service doivent faire de même, une page par demande réelle ; si votre site actuel ne permet pas de les ajouter proprement, c’est le point de départ d’une création de site pensée pour le référencement. La source affichée par le Mode IA pour l’entreprise A sur la question d’urgence est une page de son site intitulée « Dépannage fuite d’eau à Thionville et Metz », qui répond mot pour mot à la question posée ; une page « Nos prestations » qui mélange tout aurait eu peu de chances d’être retenue. C’est la même exigence que pour le référencement classique, et la même conclusion que dans l’article consacré aux Aperçus IA : les recherches où la personne veut agir tout de suite, avec un métier et une ville, restent celles où une entreprise locale a le plus à gagner.
4. Des mentions ailleurs que chez vous
Pour ChatGPT, qui n’a pas votre fiche Google sous la main, un site seul est un témoignage mince ; il a vérifié l’entreprise A sur societe.com avant de la juger fiable, et les deux assistants ont cité le nom du gérant tel qu’il figure dans les registres. Votre identité juridique sera donc lue et répétée : vérifiez qu’elle est juste. Les mentions qui comptent sont celles que l’on peut recouper.
- Pages Jaunes et les annuaires sérieux de votre métier
- l’annuaire de votre chambre de métiers ou de votre ordre, et votre fédération professionnelle
- les plateformes de devis de votre secteur
- la presse régionale, quand elle parle d’un chantier ou d’une ouverture
- les fournisseurs qui listent leurs installateurs agréés
- les sites des communes où vous intervenez
Chaque mention concordante est une pièce de plus dans le dossier que l’assistant consulte avant de vous citer. Les liens achetés en masse sur des sites sans lecteurs n’en font pas partie ; Google les traite comme du spam, avec le risque de pénalité qui va avec.
5. Un site que les robots peuvent lire
Le dernier signal est technique, et il conditionne les quatre autres, parce qu’un site que les robots n’explorent pas n’existe pas pour un assistant. Vérifiez que vos pages sont indexées par Google et par Bing, et que le petit fichier qui dit aux robots ce qu’ils ont le droit de lire, le robots.txt, ne bloque ni le robot de Bing ni OAI-SearchBot, le robot qu’OpenAI utilise pour la recherche de ChatGPT. Bloquer GPTBot, son robot d’entraînement, ne vous retire pas des réponses ; bloquer OAI-SearchBot, si. Regardez ensuite si le site s’affiche vite sur téléphone, et si vos données structurées, ces informations invisibles qui décrivent votre entreprise aux machines, sont présentes et exactes. Ce sont des points que je vérifie dans l’audit SEO, qui comporte depuis cette année un volet consacré à votre présence dans ChatGPT et Perplexity, et une heure suffit à un œil exercé pour les passer en revue.
| Signal | Où agir | Comment vérifier |
|---|---|---|
| Fiches cohérentes | Google Business Profile, Bing Places, Pages Jaunes, annuaires du métier | Nom, adresse, téléphone identiques partout |
| Avis qui racontent | Fiche Google, plateformes d’avis et de devis de votre secteur | Des avis réguliers, avec le métier et la commune |
| Pages nettes | À propos, une page par demande réelle | Un inconnu comprend en dix secondes qui, quoi, où |
| Mentions extérieures | Chambre consulaire, fédération, presse, fournisseurs, communes, registres | Tapez votre nom dans Bing et comptez les sites qui en parlent |
| Site lisible | Indexation, robots.txt, vitesse, données structurées | Le rapport Pages de Search Console (l’outil gratuit de Google qui liste vos pages indexées) et le test des résultats enrichis (l’outil de Google qui lit vos données structurées) |

Ce qu’on vous vend depuis le 24 août, et ce qui ne s’achète pas
Depuis le 24 août 2026, ChatGPT affiche des publicités en France. OpenAI l’a annoncé le 18 août pour 31 pays européens : les annonces ne concernent que les formules gratuites, Free et Go, et elles s’affichent sous la réponse avec la mention « sponsorisé ». La page d’aide d’OpenAI consacrée à ces annonces écrit que la publicité n’influence pas les réponses de ChatGPT et que les annonceurs n’ont aucun moyen de façonner, de classer ou de modifier ces réponses. Le ciblage suit le sujet de la conversation en cours et quelques données de contexte, comme la position générale ; l’accès passe d’abord par l’équipe commerciale d’OpenAI, ses partenaires techniques et six groupes d’agences, et un outil en libre-service est annoncé pour la fin de l’été 2026. Vous pourrez donc, un jour, acheter un encart sous la réponse à « recommande-moi un plombier à Thionville ». Vous n’achèterez pas la réponse.

L’autre chose qu’on vous vend, par téléphone et par e-mail, s’appelle « référencement IA » ou « GEO », et tient souvent en trois éléments : un fichier llms.txt, une réécriture de vos pages « pour les modèles » et un découpage du contenu en petits blocs. Google a écrit noir sur blanc, dans son guide de mai 2026 sur la visibilité dans ses fonctionnalités d’IA, que le fichier llms.txt n’est pas utilisé par ses systèmes et que ces réécritures sont inutiles ; sa position tient en une phrase, optimiser pour l’IA reste du référencement. Aucun élément n’indique qu’il en aille autrement chez ChatGPT, dont les sources, dans le relevé ci-dessus, sont des annuaires, des avis et des pages de service ordinaires. Et personne ne peut garantir une citation dans des réponses qui changent d’un jour à l’autre.
Mon avis : tant que votre fiche Bing n’existe pas et que trois annuaires affichent encore votre ancien numéro, aucune prestation vendue comme « IA » ne mérite un euro ; ce travail de base passe avant. Le travail qui porte est moins spectaculaire. Ce sont les cinq signaux ci-dessus, entretenus dans la durée, et les effets se comptent en mois, comme en référencement classique, parce que les assistants lisent ce que Google et Bing ont déjà indexé.
Pour les trois prochains mois, voici l’ordre que je suivrais.
- Faire le relevé cette semaine, et le garder.
- Créer votre fiche Bing Places à partir de votre fiche Google.
- Taper votre nom dans Bing et dans Google, puis corriger, un par un, les sites qui affichent une information fausse.
- Écrire la page de service qui manque pour la question sur laquelle vous n’êtes pas cité.
- Refaire le relevé trois mois plus tard, jour pour jour, avec les mêmes questions.
Si le premier relevé vous laisse avec une entreprise absente partout, ou citée avec de fausses informations dont vous ignorez l’origine, c’est le point de départ d’un audit : retrouver chaque source que les assistants lisent à votre sujet, puis les corriger dans le bon ordre. Vous pouvez aussi m’envoyer votre relevé par la page de contact, tel quel, brouillon compris. Je vous dirai par quoi commencer.
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Questions fréquentes
Comment savoir si ChatGPT parle de mon entreprise ?
Ouvrez ChatGPT en navigation privée, sans compte, et posez-lui les questions qu’un client poserait : « recommande-moi un [métier] à [ville] », « [problème concret] à [ville], qui contacter ? », puis « est-ce que [votre entreprise] est fiable ? ». Notez si vous êtes cité, à quelle place, quelles sources sont affichées et si le téléphone, l’adresse et les horaires sont exacts. Refaites le test le lendemain et sur le Mode IA de Google, parce que les réponses varient d’une session et d’un assistant à l’autre.
Faut-il un site internet pour être recommandé par ChatGPT ?
Une entreprise sans site peut être citée grâce à sa fiche Google, à sa fiche Bing, à Pages Jaunes et à ses avis, mais avec moins de détails, parce que l’assistant n’a rien à lire sur ses services, sa zone d’intervention ou ses assurances. Un site de quelques pages, avec une page « À propos » claire et une page par service, donne aux assistants la matière qu’ils reprennent dans leurs réponses. Il doit être indexé par Google et par Bing pour servir à quelque chose.
Le référencement ChatGPT est-il différent du référencement classique ?
Sur le fond, non : les assistants lisent ce que Bing et Google ont indexé, les fiches d’établissement, les avis et les annuaires, c’est-à-dire les mêmes sources que le référencement local classique. Google indique lui-même qu’optimiser pour ses fonctionnalités d’IA reste du référencement, et que les recettes vendues comme spécifiques, fichier llms.txt ou réécriture « pour les modèles », n’apportent rien. La différence tient à la forme de la réponse : trois noms cités avec leur note, là où une page de résultats en laisse dix à trier, si bien que la cohérence de vos informations et la qualité de vos avis pèsent davantage.
Combien de clients viennent réellement de ChatGPT ?
Très peu, si l’on ne compte que les visites envoyées par un lien : d’après SE Ranking, les assistants d’IA représentaient 0,26 % du trafic des sites français début 2026, ChatGPT en tête. Mais la recommandation ne passe presque jamais par un lien : selon Similarweb, 6,8 % seulement des réponses de ChatGPT aux États-Unis en contenaient un en mai 2026, et 95 % de ses utilisateurs utilisent aussi Google. La personne lit la recommandation, puis cherche votre nom sur Google, ou vous appelle ; quand une visite en résulte, elle apparaît dans vos statistiques comme une recherche sur votre nom.
ChatGPT donne une information fausse sur mon entreprise, comment la corriger ?
Il faut remonter à la source, parce que l’assistant répète ce qu’il a lu : un mauvais numéro ou une ancienne adresse viennent presque toujours d’un annuaire, d’une fiche jamais mise à jour ou d’une page de votre propre site. Tapez votre nom dans Bing et dans Google, repérez chaque site qui affiche l’information erronée, faites-la corriger ou demandez la suppression de la fiche, puis mettez à jour vos fiches Google et Bing. Les assistants reprendront la correction à leur prochaine lecture, ce qui demande souvent plusieurs semaines, le temps que chaque source soit relue.
Peut-on payer pour être recommandé par ChatGPT ?
Non. Depuis le 24 août 2026, ChatGPT affiche en France des publicités pour les utilisateurs des formules gratuites, sous la réponse et signalées comme sponsorisées, et OpenAI précise que la publicité n’influence pas les réponses et en reste séparée. Une publicité s’affiche sous la recommandation ; la recommandation elle-même est composée à partir de sources publiques, fiches, avis, annuaires et sites, sur lesquelles vous pouvez agir gratuitement ou avec un accompagnement. Un prestataire qui garantit une citation promet ce qu’il ne contrôle pas.